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Haïti: 33 bougies pour la FASCH
« Récital de chants, concours de textes et remise de primes » étaient, entre autres, les activités entreprises par les étudiants de la Faculté des Sciences humaines (FASCH) le mardi 19 juin pour marquer ses 33 ans de fondation.
A l’occasion des 33 ans de la FASCH, trois gagnants d’un concours de textes organisé à l’intention des étudiants en année préparatoire, Naïka Chalceux, Wisguerby Bellegarde et Orvild Lafontaine, ont été honorés par l’Association haïtienne des étudiants en Communication sociale (AHECS). Le jury était composé de Roosevelt Millard (responsable de l’année préparatoire), Jean Romel Rodney (responsable du département de communication sociale), Jean Jorès Philippe (représentant du département de psychologie), Paul Eddy Lacoste (responsable du département de service social), et Luc Smarth (représentant du département de sociologie). 
« Pourquoi une Faculté des Sciences humaines en Haïti ? » était le thème du concours organisé par l’AHECS. A travers ce thème, les membres de cette association ont voulu porter plus d’un à réfléchir sur la raison d’être de cette institution en Haïti.
Sauveur Joseph, coordonnateur de l’AHECS, croit avoir participé à la vulgarisation de la mission de la Faculté des Sciences humaines au sein de notre société. « Par le biais de ce concours réalisé en faveur des étudiants en Année préparatoire, nous tenions à rappeler la mission de cette institution », a-t-il ajouté.
En évoquant la mémoire de Pierre- Louis Salomon, le premier doyen de la FASCH, M. Joseph a laissé entendre que « cette faculté a été créée pour donner un enseignement permettant aux étudiants de participer au développement de la nation ». Ainsi, selon lui, les travaux de recherche réalisés par les étudiants devraient servir de boussole pour permettre aux responsables de mieux appréhender et/ou de résoudre les problèmes sociaux auxquels le pays est confronté.
« La Faculté des Sciences humaines constitue un interlocuteur valable pour faire un plaidoyer visant une meilleure prestation dans le social », a précisé Hancy Pierre, coordonnateur de la faculté. Cette institution souhaite énormément l’amélioration de la vie sociale. Misère, chômage, bidonvillisation, explosion démographique, exclusion sociale sont, entre autres, les cuisants problèmes auxquels cette faculté doit proposer certaines solutions, a déclaré M. Pierre.
Spécialisée dans les disciplines de Communication sociale, de Psychologie, de Sociologie et de Service social, cette institution est en quête de l’excellence académique. Mise à part la formation de premier cycle universitaire qu’elle assure, elle s’ouvre sur des études avancées.
Fondée en 1974, la FASCH dispose actuellement d’une Unité de formation continue et d’Extension universitaire (UFCEU), d’un programme de maîtrise en Population et Développement (CEPODE) et d’un centre de recherches historiques et sociologiques (CREHSO). De plus, elle reste la seule entité de l’UEH, en dépit de ses faibles moyens, à recruter chaque année deux promotions.
Rébecca S. Cadeau/ beckypfr@yahoo.fr
Add comment octobre 1, 2009
Haïti: La communication, complice de la démocratie
La Journée mondiale des télécommunications célébrée autour du thème « Connecter les jeunes aux technologies de l’Information et de la Communication (TIC) » a suscité un intérêt particulier parmi les étudiants de la faculté des Sciences humaines (FASCH). On a alors réfléchi en commun sur la problématique singulière de la communication et de son influence sur le processus démocratique en Haïti.
Comment utiliser les TIC pour mener des luttes démocratiques en Haïti ? Pourquoi promouvoir des stratégies d’accès collectif aux technologies de l’information et de la communication ? Quels meilleurs usages peut-on en faire pour mener des recherches scientifiques ? Les préoccupations et interrogations d’une cinquantaine d’étudiants réunis, jeudi dernier, à la bibliothèque de la faculté des Sciences humaines (FASCH) ont beaucoup enrichi l’exposé du journaliste Godson Pierre. Celui-ci intervenait à une conférence sur les technologies de l’information et de la communication organisée par l’Association haïtienne des étudiants en communication sociale (AHECS). 
Godson Pierre a attiré l’attention des étudiants sur l’importance actuelle des TIC dans le vécu quotidien des Haïtiens, particulièrement dans leur rapport avec les acteurs de la vie sociopolitique. Même si peu d’entre eux ont accès aux TIC, les Haïtiens s’embarquent de plus en plus dans des relations plutôt solides avec les acteurs politiques. « Les technologies de l’information et de la communication, depuis les dix dernières années, ont joué un rôle beaucoup plus important qu’on ne le croit dans les soubresauts politiques du pays », a constaté le journaliste. « Elles ont notamment permis aux citoyens de s’engager plus activement dans les affaires du pays et de développer des rapports plus étroits avec les acteurs politiques », a-t-il relaté aux futurs spécialistes en communication sociale, littéralement accrochés à ses lèvres.
Le coordonnateur général du groupe Média alternatif a surtout mis l’accent sur la pratique communicationnelle des pouvoirs en Haïti. Ces derniers entendent de plus en plus s’approprier des outils des TIC pour asseoir leur politique et leur idéologie. « Tandis qu’on observe des tentatives du secteur totalitariste à s’approprier ces technologies, le secteur démocratique, à son tour, veut s’emparer de ces mêmes outils pour renforcer le processus démocratique », a-t-il expliqué. Continuer >
Vision toute autre pour le responsable du département de Communication de la faculté des Sciences humaines, Romel Rodney. Peu de gens ont saisi jusque-là l’importance et l’utilité des TIC, croit-il, et très peu y ont accès . Ce constat rend le professeur perplexe quant au rôle de ces technologies dans le processus de démocratisation en Haïti. « Les nouvelles technologies sont élitistes, a-t-il dit. La relation entre les technologies de l’information et de la communication et le processus de démocratisation en Haïti n’est pas tout à fait évidente. »
La conférence a non seulement constitué une occasion pour les étudiants de poser la problématique des TIC en Haïti comme un problème de droit, mais aussi de questionner l’utilité de ces technologies dans la vie estudiantine. Romel Rodney a ainsi rappelé aux futurs communicateurs l’intérêt qu’ils doivent porter dans l’utilisation des services technologiques. « Les TIC, en particulier l’internet, ont révolutionné l’enseignement en Haïti. Elles permettent aux étudiants de mener des recherches scientifiques. Par contre, il est important et nécessaire d’en faire une bonne pratique », a convié le responsable du département de Communication sociale aux étudiants.
La Journée de télécommunication à la faculté des Sciences humaines a été aussi l’occasion pour les étudiants de porter une attention toute spéciale à des professeurs qui ont marqué la faculté, notamment le département de Communication sociale, par leur savoir-faire, leur compétence et surtout leur implication dans la formation académique des étudiants. Les professeurs Lucien Bernard et Frank. L. Gilles ont, en la circonstance, reçu des plaques Honneur et mérite. Lucien Bernard est le plus ancien professeur de la faculté, mais aussi le premier responsable du département Frank L. Gilles, quant à lui, a le mérite d’avoir encadré le plus grand nombre d’étudiants dans la préparation de mémoire de sortie à la Faculté. Sa plaque a été remise à son épouse en son absence.
Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
Add comment septembre 4, 2009